Musashi

Le troisième homme

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vendredi 2 décembre 2016

Les Templiers



Non nobis domine non nobis sed nomini tuo da gloriam


Carlsen l’a emporté une fois encore, mais son noble adversaire, Karjakin, lui a opposé une résistance comme il n’en avait jamais connue. Le grand maître norvégien a senti le frisson de la défaite lors de la 8ème partie du match, avant de se reprendre et déplacer le terrain de l’affrontement vers les parties rapides, où il est quasiment inatteignable. Ces deux combattants de la boxe de l’esprit nous offrent plus d’une leçon quant à l’actualité quotidienne, en même temps qu’un salutaire recul sur celle-ci.

lundi 21 novembre 2016

Le second tour des primaires LR pourrait encore réserver des surprises, en vue des présidentielles


Le scénario suivant du second tour des primaires est à considérer, en admettant qu'il reste une simple probabilité : évitons la cuistrerie des "experts" une fois de plus débordés par le scrutin d'hier, par manque patent de proximité avec les souffrances et les espoirs des français.

Des électeurs de gauche et du FN pourraient être tentés de peser fortement sur le scrutin en faveur de Juppé, pour des raisons bien entendu différentes, mais anticipant toutes deux un coup plus loin sur le chemin des présidentielles.


dimanche 13 novembre 2016

Les nouveaux enfants du siècle : les fracassés sont ceux qui ouvrent la voie


Le nouveau livre d’Alexandre Devecchio élucide deux impressions que nous ressentons tous confusément : La France joue sa survie dans les années qui viennent et sa jeunesse - tout en étant fracassée – en appelle au plus profond de l’histoire et de la symbolique de notre pays, afin d’élever sa force à la hauteur du péril qu’il encourt. 

Ceux que nous pensions les plus écrasés et les plus désorientés, les vingt printemps de la France de 2016, sont ceux qui trouvent ces ultimes ressources, puisant leur force dans un passé millénaire que l’on a pourtant tout fait pour leur arracher.

mardi 1 novembre 2016

Le nouveau charme discret de la bourgeoisie



« Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. »

Charles de Gaulle


Ils ne sont plus réactionnaires, c’est trop critiquable et dépassé.

Ils prônent une société multiculturelle mais mettent leurs enfants dans des écoles où ils n’auront pas à s’y confronter. Ouvrons-nous aux autres, mais restons tout de même entre nous n’est-ce pas ?


Ils veulent sauvegarder l’environnement et la planète et pour cela roulent en vélo ou vont à pied. Bien sûr, ils savent qu’ils font partie de l’infime partie de la population qui peut se permettre de se rendre à son travail de cette façon.

Pour sauvegarder ce privilège, ils sont prêts à rendre la circulation impossible ou interdite dans leur environnement préservé. Cela fait tellement écologiste, n’est-ce pas ? Qu’ils provoquent de monstrueux embouteillages, augmentent drastiquement la pollution et accablent de fatigue plusieurs millions de personnes, les privant de cette précieuse demi-heure supplémentaire pour leur vie de famille et leurs enfants, cela n’est pas leur problème. Après tout, ceux-ci peuvent prendre les transports en commun. Eux ne les prendront jamais : ils sont ouverts et progressistes, mais leur mode de vie est réservé à une certaine caste.



samedi 29 octobre 2016

VIRTUS



Virtus. Le terme romain fut forgé sur les champs de bataille, désignant la bravoure et la détermination au combat. Plus tard, il prit par extension le sens de valeur, de mérite, qu’octroie la fermeté d’âme.

Les significations françaises auxquelles il donne naissance sont multiples : vertu bien entendu, dans son acception morale comme dans le principe puissant et intrinsèque renfermé par une chose, telles les vertus médicinales d’une plante. Sa racine « vir » désigne le principe masculin, celui de l’adjectif « viril ».

Les glissements sémantiques sont toujours révélateurs. En français et de nos jours, le terme de « vertu » est devenu quasi péjoratif. L’attachement à des principes et des valeurs est moqué comme étant suranné et naïf, ou bien effarouché. La vertu est devenue une pudeur de vierge ou encore la défense pathétique du bigot s’accrochant à des principes disparus sous le cynisme de l’époque. Dans la France de 2016, l’éthique est une faible protestation un peu ridicule, pour les Romains elle est une mâle affirmation.



vendredi 14 octobre 2016

Un dirigeant du 21ème siècle



Président, j’en ai tant rêvé. Lors de ma campagne, seule comptait la victoire. Je ressens maintenant un léger goût d’amertume et d’ennui, une fois dans la place. Je voudrais être sans cesse dans cette effervescence où mes promesses sont gratuites, où il me suffit de communiquer et de faire rêver sans avoir à rendre de comptes.

Car ma vie est dure, savez-vous ? Oh, je vous vois sourire. Mais cela est difficile de rêver d’être puissant et de ne pouvoir rien.


vendredi 30 septembre 2016

Qu'est-ce que la laïcité ?



«Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.»

Marc Bloch


«La république est laïque, la France est chrétienne.»

Charles De Gaulle


La définition première de la laïcité est celle d’une impartialité de l’état et de toute puissance publique vis-à-vis des religions pratiquées au sein de la nation : dès lors que la res publica est en jeu, la laïcité enjoint les citoyens de laisser leurs croyances au vestiaire. Ceci est particulièrement utile dans le cas de l’éducation nationale, l’apprentissage des sciences et des savoirs fondamentaux nécessitant de se discipliner pour ne pas laisser interférer nos croyances personnelles.

Les deux citations en exergue de Marc Bloch et du Général questionnent ce sens premier, semblent montrer qu’au-delà de la définition formelle, un paradoxe doit être affronté pour en goûter pleinement le sens. Marc Bloch choisit sciemment de juxtaposer le symbole même de la royauté chrétienne française avec la fondation des principes républicains de la France. Que faut-il y lire ? Et quel sens donner à la contradiction voulue dans la phrase gaullienne ?