Musashi

Le troisième homme

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samedi 17 septembre 2016

Donald Trump est-il une ruse de la raison ?



Que révèle cette candidature ?

Démagogue, sexiste, raciste, grossier, simpliste, vulgaire, inconscient, … aucun épithète n’a manqué à l’appel dans les jugements portés sur Donald Trump, y compris et en premier lieu en provenance de son propre camp politique.

Je refuse de rentrer dans ce débat, de rentrer dans cette guerre des jugements et des alertes. Il est impossible à ce stade de savoir qui est Donald Trump, quelle est la mesure de ce qu’il pense sincèrement et du personnage qu’il joue, des dérapages voulus ou non contrôlés, de la part de bêtise ou de provocation savamment calculée.

Certaines interviews suggèrent que le personnage est plus complexe qu’il n’y paraît, que la folie de nos interventions au moyen-orient qui ont plongé le monde dans le chaos lui est évidente, qu’il paraît presque sage sur ces sujets. Ses déclarations publiques sont quant à elles inquiétantes, mais à un point tel qu’en sonner l’alerte est un truisme.

Aussi la question n’est pas tant de s’horrifier de la candidature de Donald Trump que de savoir ce que signifie qu’une telle candidature ait été rendue possible. Quelles sont les vagues de fond plus profondes qu’il est possible de détecter, derrière le fait que le candidat élu et désigné des républicains est à présent un tel homme ?

vendredi 26 août 2016

Un vrai festival


Je ne voulais vraiment pas en parler, tant le sujet relevait pour moi de l’évidence. Apparemment, à part chez quelques individus et veilleurs indépendants, toute pensée un tant soit peu cohérente a été définitivement anéantie dans la sphère politico-médiatique.

La question du burkini n’est en rien un débat sur la liberté de choix, sur la tolérance de nos sociétés, sur « le droit à s’habiller comme l’on veut », comme j’ai pu le lire sous la plume de quelques ravis de la crèche néo-libéraux ou socialistes.

Placer la discussion sur ce terrain serait revenu à défendre en 1933 le droit aux fringants jeunes gens nommés les SA de porter ces jolis brassards ornés d’une croix gammée, comme s’il s’agissait d’un simple choix vestimentaire.

Le burkini n’est ni un choix vestimentaire parmi d’autres, ni un signe religieux, ni même un vêtement propre aux femmes d’une communauté. Le burkini est un uniforme, un vêtement de combat d’une armée totalitaire en ordre de bataille, ne rêvant que de faire la peau à l’occident et plus généralement d’écraser tous ce qui n’est pas eux. Qui plus est, ces rêves de destruction et de domination sont devenus leur seule raison d’être et le seul moteur de leur existence, sans qu’aucun accomplissement positif ne vienne s’y glisser.


jeudi 28 juillet 2016

Trois cibles et trois leurres



La situation est telle que nous semblons être cernés de toutes parts, sans savoir laquelle des menaces est la plus critique : néolibéralisme, islamisme ou corruption et lâcheté de l’état détourné à des fins personnelles ?

Savoir lesquelles sont les causes, lesquelles les effets, comment trouver des parades, et laquelle des trois est la plus critique nous est difficile. D’autant plus que la pression de l’urgence et la dégradation maintenant quotidienne de notre société sont propices à la panique.

Dans de telles situations, il faut garder la tête froide, affronter les menaces une par une, en gardant surtout le sens des priorités.


jeudi 14 juillet 2016

Le bonheur d'être rouge

Je ne suis pas communiste, loin s’en faut. Je ne peux cependant me départir d’une sorte de tendresse vis-à-vis de certains d’entre eux.

J’entends déjà pousser de hauts cris. Ne venez pas me rappeler les crimes staliniens, ceux des autres dirigeants de l’URSS ni ceux d’autres régimes communistes. Ne prenez pas cette peine, je ne vous les contesterai pas.

Ne cherchez pas non plus à me convaincre de l’échec prévisible de toute économie planifiée, ni du caractère incontournable de l’économie de marché : ceux qui me lisent m’ont vu en faire plus d’une fois la démonstration.

Ce n’est pas de cela dont je vais vous parler. Je vais commencer par une part affective, qu’il m’est impossible de renier. Celle d’un grand-père communiste qui, par conviction de la valeur de la connaissance, mettait toutes ses dernières énergies à m’apprendre à lire le plus tôt possible, me léguant un bagage inestimable.

samedi 2 juillet 2016

Le véritable clivage du Brexit



Le souffle de l’apocalypse tant annoncée par les thuriféraires de l’UE étant retombé en une semaine, et le résultat étant ce qu’il est malgré les menaces dignes du « Parrain » de la part du président de la commission, beaucoup de commentateurs ont cherché à comprendre quelles lignes sociales le Brexit avait tracées.

Gaspard Koenig en a entrepris une première « analyse » dans le Figaro Vox, dont la tonalité confine bien davantage au mépris et à la haine profonde qu’à la volonté de comprendre. 
 



Vu selon son prisme, les partisans du Brexit sont nécessairement des brutes sous-éduquées, l’attachement à un état nation la pierre angulaire de tous les fascismes et de toutes les guerres, jusqu’à réclamer que Londres fasse sécession du reste du Royaume-Uni, tout en dénonçant les « fictions de romancier » de ses adversaires...


Gaspard Koenig ne semble pas le moins du monde gêné par ses propres méthodes d’argumentation, qui outrepassent ce qu’il reproche aux plus arriérés de ses adversaires : mépris, appel à la haine, essentialisation de celui qui est en désaccord avec lui, considéré comme un être inférieur.
 

dimanche 26 juin 2016

Sont-ils ?



Qui sont ces personnes si tolérantes et si ouvertes, mais qui crient au fascisme au moindre désaccord ?

Quelles sont ces « élites » qui ne connaissent aucun de leurs dossiers, restent en surface de tout, maintiennent sous le boisseau ceux qui pensent et agissent réellement ?

Qui sont ces hommes qui invitent à prendre des risques mais n’en prennent eux-mêmes aucun, leurs gains étant garantis, leurs pertes payées par d’autres, leurs accomplissements toujours captés et volés, jamais mérités ?

Quels sont ces acteurs qui jouent les hommes responsables mais ne pensent qu’à leur intérêt immédiat et personnel sans souci aucun des conséquences ?

Qui sont ces donneurs de leçon exhortant à la réalisation de soi mais qui ne font que sculpter une statue à leur gloire et à leur narcissisme au lieu de cultiver maîtrise et engagement, et ne savent pas faire la différence entre les deux ?

Quels sont ces hommes qui se disent ouverts sur le monde et adversaires du repli sur soi, mais ne sortent jamais de leur petit milieu préservé, ne se confrontent jamais à des situations réellement difficiles ou dangereuses ?

Qui sont ces penseurs qui se disent profonds, mais ne savent pas tenir deux minutes les tensions créatrices entre deux notions opposées, identité et ouverture, tradition et modernité, racines et ailes, les sectionnant platement en deux parties pour dire que l’une est le bien, l’autre le mal, leur gloire comme seule véritable raison ?


« Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu'enfin nous nous déguisons à nous-mêmes. »

François de la Rochefoucauld

mercredi 15 juin 2016

Inverser la peur


Nadia Remadna, chef de file de la « Brigade des mères » à Sevran, est menacée de mort depuis le mois de mars 2016, à travers des appels téléphoniques très inquiétants.

Son fils a été agressé très violemment il y a quelques jours, nez brisé et visage tuméfié, par des jeunes qui lui ont laissé le message : « Ta mère n’est pas une bonne musulmane, elle va mourir …. »

Nadia Remadna mène depuis deux ans une lutte courageuse et intelligente à la tête de la Brigade des mères : ramener les jeunes tentés par le djihadisme vers leurs liens familiaux et humains, les arracher à la drogue mortelle de l’islamisme.

Elle est aussi une femme de terrain dont les alertes et les messages ont une valeur inestimable quant à la situation des banlieues gangrenées par l’islamisme.

Il est difficile de parler après elle sur ce sujet : elle confirme ce que tous craignaient, le cantonnement des jeunes musulmans dans le communautarisme, la lâcheté et le clientélisme des élus locaux accentuant gravement le déni des valeurs de la république, la loi des caïds jouant de l’intimidation et plaçant des quartiers entiers sous coupe réglée.